Ferme la putain…

 

La fermer, baisser les yeux, se taire, subir…

Exploser du chapeau

Techniquement si je fais le bilan de ces 8 derniers mois ma vie a été brisée 4 fois… Une fois tous les 2 mois, la moyenne est plutôt haute.

Enfin la première fois, ma vie c’est brisée, les trois autres c’est juste les balbutiements de ce que j’ai tenté en vain de reconstruire qui a explosé.

À la fin on s’habitue à la déception, j’étais déjà très exigeante avec les autres, depuis j’en deviens limite tyranique. J’ai beau m’y habituer, me dire que de toute façon elle viendra comme elle elle l’entend, elle m’insupporte. Oui, je ne trouve pas supportable qu’autrui soit plat, creux, vide. C’est étonnant cette manière que l’on a de parler de la personnalité des gens en terme de reliefs.

Voila, parlons peu, parlons vrai, les gens plats me font chier. J’ai pourtant pas une vie des plus palpitante, certes 2011 est pour l’instant l’année de toutes mes merdes mais je n’ai pas l’impression d’être comme certains qu’il m’arrive de croiser ou de cottoyer. Enfin j’espère ne pas être comme eux. Je ne le pense pas, je suis de ceux qui vivent tout puissance 10 000. De ceux, pour qui un grain de sable peut être particulier dans l’immensité d’une plage parce que son relief le rend unique, parce qu’il ala particularité de pouvoir me toucher s’il est vrai. Le problème c’est quand ce même grain redevient quelconque, redevient rien, quand il me déçoit, parce qu’il n’était pas si vrai, pas si unique.

Alors je suis tentée d’étendre ma déception de l’homme à l’Homme. Puis je me rappel, que ce n’est pas un homme qui a fait l’Humanité, mais des générations.

Alors je recommence a croire en en la grandeur de celle-ci et par oublier la décadence de l’autre.

Et puis, les perles de ce monde, les vraies, sont toutes à la base un grain de sable de cette plage, un grain de sable qui a trouvé son huître, celle qui lui a donné son relief si particulier.

Alors maintenant je vais recommencer à chercher, à ranger, les ptites perles que j’ai déjà et les ptits grains qui le deviendront.

Otage…


Otage d’une famille dévouée au travail, où parfois il semble que travailler est le seul centre d’intérêt…
Otage de la culpabilité des bons moments partagés.
Otage de cette conscience qui me dérange.
Otage du livre de ma propre vie qu’au final je n’ai pas écrit.

Le temps d’une après midi, j’ai eu 15 ans…

Une pause qu’on s’octroie comme ça, on arrête le temps de nos vies pour une après midi et ce temps on le prends pour vivre justement.

Le vivre à deux alors que, alors que nous ne sommes pas vraiment quelqu’un l’un pour l’autre, en étant toutefois plus que deux inconnus.

À nous Paris, ses rues, ses quais de Seine, ses monuments, ses bouquinistes…

Se poser sur le socle d’une statue, regarder le vide, regarder la Seine, se parler à peine se regarder et tout se raconter.

Qui je suis, pourquoi je le suis et comment je le suis devenue.

De même pour toi, puis LA question qui te taraude, “mais tu cherches quoi humainement parlant?

Rien… Ce jour là, je ne cherchais rien justement et je te l’ai dit, j’ai prononcé ces mots…

Ne t’attaches pas”.

Puis nous sommes repartis  à la conquête de cette belle dame comme des enfants que nous n’étions plus, mais avec leurs rires et cette complicité qui leurs est propre.

Bien entendu nous nous sommes tenus la main, bien entendu nous nous sommes embrassés puis nous nous sommes quittés amusés avec la promesse de se voir le lendemain.

Le temps de cet après midi, j’ai eu 15 ans…

Le lendemain, le sur lendemain… nous nous sommes vus, avons partagés nos êtres ainsi que notre bien-être. Puis l’intimité d’une étreinte, de la distance devenue négative, soupirs partagés.

Et là, c’est moi qui n’ai pas tenue ma promesse, Je me suis attachée…

“Paris, Paris, tenu, Paris, Paris perdue…”

Tenir. Tenir fut mon maître mot lors de ce dernier rendez vous, garder la tête haute, ne pas pleurer, du moins devant toi. Un déjeuner puis un café partagé, et le moment. Cet instant de  séparation et cette bouche de métro qui allait m’aspirer.

J’ai tenue, je n’ai pas pleuré, du moins devant toi. Ce spectacle ce sont les passagers du métro qui l’ont partagés, mes sanglots ont coulés à peine arrivée en bas de cet escalier

On veut toujours ce que l’on a pas, à partir de cet instant je ne t’avais plus, à partir de cet instant, je te désirais comme jamais !

Boulevards des bouleversés, Paris tu m’as renversés…”

Entre nous, allait s’installer se sentiment bizarre envers l’autre, la peur de blessé, le besoin de protéger. Les discussions un peu gênées aussi, celles qui montrent que tu veux garder l’autre et limiter les pots cassés.

Pour l’instant nous en sommes là de cette histoire inachevée qui finiras sans doute en amitié.

La dernière fois, tu m’as fait l’amour…

Un jour, un ami m’as dit, « Le sexe c’est bien, mais le sexe avec sentiments, c’est surpuissant… ».

Je l’ai regardé assez dubitative, je l’ai écouté, et puis j’ai pensé, pensé à ce que j’avais vécu et je n’étais pas d’accord au fond de moi mais malgré tout j’acquiesçais. À ce moment là, je me suis fait une rétrospective de toutes les fois où j’avais « sexé », et je me suis dit que non, le sexe, avec un amant, avec un ‘bon’ amant qui plus est, pouvait aussi être surpuissant et ce sans forcément la présence de sentiments.

Et puis, il y a eu le jour où, le jour où cette phrase m’est revenu comme une claque en plein visage, comme un coup asséné qui me mettais à genoux, le souffle court.

Il avait raison, le sexe avec VRAIS sentiments, c’est… C’est indicible tellement c’est bon, c’est à nous, en nous, pour nous. Puis je me suis demandé la différence avec les fois précédentes…

La différence, devenue pour moi une évidence, je m’autorisais ce que je m’étais toujours interdit, je m’autorisais à être à lui, je lui offrais mon corps pour terrain de jeux et là les échanges ont pour moi réellement commencés. La langueur, le bonheur… Et pourtant, cette fois, absolument pas parfaite mais tellement délicieuse, fut la dernière, notre dernière… Mais au moins, pour la dernière fois tu m’as fait l’amour…

Pour la dernière fois, tu m’as fait me sentir vivante, aimante, vibrante. Au fond, cette note, point d’orgue de notre relation fut la plus belle que “nous” auront composé.

Je ne t’en voudrais jamais de cette page si brusquement tournée, même si de ce revers tu as si vite tout effacé… Je ne peux vivre dans le remord… Je préfère donc de loin vivre avec le regret que cette histoire n’est pas marché, que dans le remord de ne savoir ce qui se serait passé si elle avait existé. Car souffrir d’avoir aimé vaut tous les plaisirs de la vie, cette souffrance nous montre à quel point on est vivant, à quel point il peut être bon de ressentir l’amour même naissant…

“Je suis debout” Chérif Delay

Livre qui m’a été offert à la suite de blagues – très douteuses je vous l’accorde- pour mon anniversaire.

Je ne connaissais pas l’auteur, pas son histoire, bien entendu j’avais à maintes reprises entendu parler du procès d’Outreau, mais j’étais bien trop jeune pour en savoir plus que ça.

Ce livre je l’ai lu d’un traite, tellement il est prenant, poignant.

Il crie les douleurs d’un enfant bafoué devenu tant bien que mal un homme qui a du mal à comprendre le monde adulte et l’amour qu’on peut partager avec l’autre.

Comment vivre quand on vous cache vos racines, quand on vous bat, quand on vous tue à petits feux alors que votre vie justement vous la commencez seulement?

Ça a été l’enfance de cette homme celle que lui ont volée “ses parents” et les autres…

Il n’était pas seul mais porte le fardeau d’avoir été le plus âgé, celui qui aurait dû être le premier à clamer ce qui se passait.

Je ne peux traduire ce qu’il nous a conté, comment dire l’indicible, lui l’atellement bien fait…

Ce livre m’as touché et je vous conseil de prendre le temps de partager la portion de sa vie que Chérif Delay nous a exprimé.

Parvis Saint Lazarre…

Tu auras été le temps d’un soupir, le temps d’un sourire, l’homme que je voulais, l’homme que je désirais…

Rencontre minutée à la seconde près parce que toi tu vis tout loin là bas, et que pour une fois tu étais près de chez moi. Enfin près, 2 heures de routes nous séparait, mais ça je m’en fichais, j’allais les faire pour rencontrer celui qui me faisait rêver, vibrer, voyager, juste par sa voix, juste par ses mots, juste par son soi…

Parce toi, malgré toi, malgré moi, tu es mon soleil.

J’arrive avec 10 minutes de retard que j’ai passé à jurer contre la terre entière dans les embouteillages, parce que c’est 10 putain de minutes sont précieuses quand tu rencontres ton adoré, entre deux portes, à la volée.

Je me gare à la hâte, et file sur ce parvis, là où tu m’attends depuis que tu as finis ton déjeuner quelques instants plus tôt, personne ne doit nous voir, notre rencontre doit rester aussi secrète qu’elle auras été éphémère.

Je te vois, bien avant que tu me repères dans la foule, et là, panique en moi, tu es là, dans quelques secondes je te « rencontre », toi que je connais pourtant si bien, toi avec qui j’ai tant partagé…

Je te l’ai promis, je ne t’embrasserai pas, je ne ferai pas le premier pas… et pourtant…

Nous nous faisons la bise et décidons rapidement de nous poser dans un endroit calme, à l’abris de la foule & des badauds.

Former notre bulle, vivre nos moments, ceux qui resteront à nous.

On se trouve un petit bar cosy, et là tout s’enchaîne, comme si nous nous connaissions depuis des années et qu’on c’était vu la veille. Le naturel prend le dessus, l’envie d’en savoir plus sur l’autre, de découvrir tout ce que l’on ne connait pas encore, ta voix sans téléphone interposé, ton regard qui se plonge dans le mien, ta peau qui effleure la mienne, ta main qui m’ effleure…

Tu te décides enfin, et me vole un premier baiser, nous devenions un couple le temps d’un café.

Tu étais devenu mien.

Malgré tout, tes yeux rester rivés sur ta montre, engin de malheur qui faisait se rappeler à nous la fuite du temps et à quel point celui ci nous étais compté.

Les quelques heures que nous avons passés ensemble me semblent n’avoir été que quelques secondes tellement intenses…

L’idée de te laisser m’insupportait, et pourtant j’allais devoir faire avec toi ce chemin en sens inverse, te ramener sur ce parvis, t’embrasser dans une dernière étreinte puis te voir descendre cet escalier qui a jamais nous séparerait. Bien sûr nous nous sommes fait des promesses que nous ne tiendrons jamais.

Se rencontrer sur le parvis d’une gare, ça peut être magique, mais ça peut aussi tellement être significatif de l’éphèmérité des instants qui suivront.

Tu sais que je ne suis pas de celle qui ont des remords ou des regrets, je n’aurais pu passer à côté de cette rencontre, à côté de la personne que tu es, de la place que tu as dans ma vie, du fait que je t’ai aimé et que durant ces cours instants, c’est mien que tu as été.

Ce jour là, je n’étais pas ta fleur mais ton jardin tout entier. Dans tes yeux je voyais tes envies de butinage. Instants volages. Et aujourd’hui…

Mais aujourd’hui…

Aujourd’hui, je suis des fleurs de ton jardin que tu regardes encore souvent mais plus autant qu’avant, de celles qui ne sont pas encore dans un coin, mais quand même de celles que si le temps blesse se faneront et qui ne seront plus bientôt qu’illusions.

Ce temps me manque mais pour autant ce ne sont pas des regrets qui pointent le bout de leurs nez si ce n’est celui d’avoir su entretenir ton attrait pour celle que j’étais.

Dur de voir qu’on n’a pas vu la place d’une autre germer, de voir que peu à peu celle ci nous a remplacé mais si elle sait plus te rendre heureux que j’ai pu le faire… Alors je tire ma révérence et vous souhaite ce qu’il y aura de mieux…

Mais quoi qu’il advienne, ce moment où dans tes yeux pour quelques instants j’étais la seule que tu voyais resteras mien, restera nôtre.

Previous Older Entries Next Newer Entries